Communiqué UMESPE

La Ministre de la Santé claque la porte
au nez des médecins libéraux sur le sujet du SPH.
L’Union

La Ministre de la Santé claque la porte au nez des médecins libéraux sur le sujet du SPH.

L’Union des Médecins Spécialistes Confédérés (l’U.MESPE./CSMF), premier syndicat des médecins spécialistes, découvre par voie de presse que la Ministre de la Santé semble opposée à l’ouverture d’autres missions de service public que celle déjà existante, qui est restreinte à la PDSES dans le cadre des services d’urgences déjà existants. Les soins palliatifs ont d’ailleurs disparu !

Très clairement, l’U.ME.SPE./CSMF a formellement demandé, dans le cadre des échanges avec le Cabinet depuis plusieurs mois mais aussi, très clairement, lors de la mise en place du groupe de travail sur le SPH lundi 26 janvier, (date du courrier de la Ministre à la FHF), d’ouvrir onze des quatorze missions du service public hospitalier (Art 62112-1 défini dans le Code de la
Santé au travers de la Loi HPST). Ces missions, dans un souci d’efficacité de notre système de santé, doivent être proposées à tous les médecins libéraux et donc pour les établissements de soins privés doivent être intégrées dans le cadre du SPH Associé.

Mettre en place un groupe de travail sur les modalités du SPH et laisser penser, dans le cadre d’une lettre aux représentants de l’hospitalisation publique, que le SPH ne sera en aucune façon modifié relève de l’enfumage et de la manipulation.

L’U.ME.SPE./CSMF refuse d’intégrer un groupe de travail pour simplement prendre acte des conclusions de la négociation entre les établissements privés et le Ministère de la Santé.

Cette façon de procéder est inadmissible, elle dénote clairement l’absence de volonté de la Ministre à chercher un consensus constructif et acceptable pour toutes les parties dans un souci de qualité de prise en charge de l’ensemble de la population.

L’U.ME.SPE./CSMF vient défendre dans ce groupe les bases d’une coopération plus étroite entre les différents secteurs de l’hospitalisation, veut faire reconnaître la place des médecins libéraux dans le processus d’accessibilité aux soins sur l’ensemble des territoires. Répondre à la problématique d’un reste à charge minimum pour les usagers. Pourquoi prendre en charge
la chambre seule et la télévision et refuser celle des compléments d’honoraires indispensables aujourd’hui à la pérennisation des soins de qualité dans l’hospitalisation privée ?

L’U.ME.SPE./CSMF sortira de ce groupe si très clairement une plus large ouverture du SPH aux médecins libéraux n’est pas proposée. La prochaine réunion sera donc décisive.